Saches que ;

Saches que ;
Je prefère être ambitieuse et parfois tomber de haut ,

Que comme toi ; me parfaire dans ma médiocrité.
# Posté le lundi 03 décembre 2007 14:17
Modifié le dimanche 06 janvier 2008 06:32

AH. nul à chier. Soyons compagnons d'infortune cher ami.

AH. nul à chier. Soyons compagnons d'infortune cher ami.
Je nous revois encore. Toi. Moi. Assis sur ce banc de la place publique. Main dans la main comme deux amants. Tes jolies mains menues me parraissaient si frêles. J'avais peur de les briser rien qu'en les serrant tendrement. Tu adorais m'enfoncer tes ongles longs et colorés dans la peau, m'entendre gémir et finir par m'embrasser. Ta bouche pulpeuse me faisait frémir de plaisir. Et comme pour m'amadouer tu battais de tes longs cils de poupée. Ravissante, c'était le mot. Malheureusement, un matin tu as choisis de partir. Ce jour-là, tu as pris ton sac, tu t'es emmitouflée dans ton écharpe, tu as couvert tes longs cheveux de ton bonnet de laine et tu as franchie la porte que tu n'aurais jamais du passer. Je t'ai attendue, dieu sait combien de fois j'ai sursauté croyant entendre la porte claquer, combien de fois je me suis reveillé en transe, ou encore combien de fois j'ai deccroché le téléphone en demandant si c'était toi. Non, ce n'était pas toi, jamais. Tu as disparue, depuis ce premier janvier et depuis je te recherche éperduement. Je revis tous ces moments que l'on a pu partager chacune de mes nuits. Ton image me hante et parfois, même, je me surprends à dessiner ton visage avec de vieux crayolas sur un de mes papiers buvards. J'attends ton retour, tu trouveras la clé sous le paillasson exactement à l'endroit où tu l'as laissée il y a trois ans.
Je nous revois encore. Toi. Moi. Et dans l'infortune de ton départ,
je crois que j'ai perdu une partie de moi-même.
# Posté le jeudi 29 novembre 2007 16:18
Modifié le samedi 15 mars 2008 06:54

Te salutem dat.

Te salutem dat. ♥
Dehors le ciel était ténébreux, seule la lune était perçue distinctement. Elle était alongée sur le sol de son salon. Les yeux perdus dans le vide, le regard axé sur la fenêtre. Ses poings se contractés à intervalles réguliers tels des spasmes. Ses mains crispées se trouvaient désormais au niveau de ces yeux, innondés de larmes. De douces perles nébuleuses dévalées le long de ses joues autrefois légèrement rosée, à présent ternies par le temps. Ses lèvres, boursouflées par la fraicheur quelque peu pugnace en ce mois de décembre, frémissaient. Tous les mouvements décrits par son corps devenaient aussitôt emphatiques. A chacun de ses souffles, un bruit roque retentissait dans la pièce. Sa cage toracique se soulevait doucement sous la pression de l'air emplissant ses poumons. Ses clavicules étaient devenues caustiques et ses poignets bien trop graciles. Elle releva éreintement sa colonne et avec astreinte. Elle était d'humeur morose, elle avait son coeur qui battait à 100 à l'heure et la gorge serrée. Son pharynx était sec et déglutir était devenue une tâche bien trop ingrate. Elle courba son échine sous le poids de son passé, un amour bafoué pesant et encore présent. L'histoire se réitérait, lui non plus ne l'avait pas compris. Comme tous les autres il s'était nourris de faux-semblants et d'illusions. Et comme tous les autres il s'en est allé, cet idiot. Bien trop sot pour admettre qu'elle aurait pu l'aimer, elle aurait pu seulement...
# Posté le lundi 26 novembre 2007 15:44
Modifié le vendredi 21 décembre 2007 12:16

J'écris mais je ne raconte pas ma vie.

J'écris mais je ne raconte pas ma vie.
Vous avez reçus un nouveau message de S. le 16 décembre à 13:30.

Il parait que l'amour ce n'est pas pour les enfants. Pourquoi n'aurions nous pas le droit nous aussi à ce sentiment quelque peu alambiqué, à cette serénité enivrante, à cette passion qui nous brûle les lèvres ? Pourquoi ne pourrais-je pas t'étreindre tendrement et plonger amoureusement mon regard de petite fille trop vertueuse dans tes grands yeux ? Pourquoi m'hasarder au jeu de l'amour me serait défendu ? Pourquoi je n'aurais pas la légitimité d'attendre tes appels pendant des heures ? Ni esperer éperdument être l'artère qui permettra à ton coeur de demeurer en vie ? Ca y est je crois avoir compris pourquoi maman m'a toujours soutenu que tout ça n'etait que pour les grands. Parce que me laissée aller à cette folie serait courir à ma perte. Parce que moisir à aspirer la moindre concidération de ta part serait me tuer à petit feu. L'amour est un feu ardent qui finira un jour par tous nous consummer. Et cet amour qui subsistera malgrès le temps, deviendra tourment. Si je t'écris tout ceci, c'est pour que tu prennes soin de toi. Je ne veux pas que ton coeur soit réduit à sa malheureuse fonction primaire, comme le mien dorénavant. Tu es une véritable bouffée d'oxygène, alors tient toi éloigné de toutes ces briseuses de coeur. Je crois que je suis amoureuse, et c'est pour cette raison que c'est les yeux pleins de larmes et la gorge nouée que je t'écris ces derniers mots, adieu.
# Posté le lundi 26 novembre 2007 00:27
Modifié le dimanche 16 décembre 2007 09:19

L'attrait du néant.

L'attrait du néant.
Elle était là, les bras ballants, assise sur le rebords de la fenètre de sa chambre, au 4ème étage d'un de ces vieux HLM délabrés. Ces vieux immeubles atrocement crasseux et bien trop grands pour que quelqu'un ose s'y aventurer. Dont les couloirs sentent encore, même en plein été ; cette pestilence dégagée par l'humidité des murs, et dont les caves empestent le cambouis. Son regard bien trop triste pour une fille de son jeune âge scrutait l'horizon. C'était un de ces fameux matins hivernaux, qui fendillait ses petites lèvres rosées, et dont l'air glacial sillonait le long des courbes de son corps. Elle fredonnait assidûment une vieille ritournelle tout en balancant son pied nu en cadence le long de la façade. Ses pupilles étaient dilatées, ses yeux pleins de larmes, elle semblait être une de celle contre qui la vie s'acharne. Ses lèvres tremblaient, non en raison du froid, mais à cause du tourment qui la bouleversait. Désormais elle fixait le sol se demandant si la dernière chute qu'elle allait endurer ne lui serait pas fatale.
# Posté le samedi 24 novembre 2007 13:31
Modifié le lundi 10 décembre 2007 16:27