nous ne sommes que des morts condamnés à vivre.

nous ne sommes que des morts condamnés à vivre.
- Tu ne vas pas me faire croire que la vie est belle, arrête, même un gosse de cinq ans ne te croirait pas ! N'essaye même pas de me faire gober cette misérable idée que les gens sont gentils au fond. C'est tellement naif ... Il faut que tu arrête immédiatement de te voiler la face, la vie n'est qu'un amalgame de problèmes. Ils s'aglutinent à toi tels des sansues pour ingurgiter tout ton sang. Oui c'est ça, les problèmes ça te pompe ton énergie jusqu'à ce que tu n'ai même plus la force de pleurer. Tout devient éreintant, tu voudrais hurler ton malheure à la terre entière et à la seconde d'après te retrouver seule sur une île déserte.. Deserte, sans personne à qui faire ton pseudo-sourire des mauvais jours, un peu trop nombreux à ton goût. Tu sais le seul moyen de voir la vie en rose c'est de porter des lunettes teintées... Alors arrête avec tes grandes phrases regorgeant d'optimisme, tes sourires, tu déborde de joie de vivre.. en un mot tu m'exaspères.
- Ce n'est pas en te plaignant que tu résoudras tes problèmes. Baver sur la vie et ses peines ne te servira strictement à rien. Tu n'es qu'une personne ingrate et bien trop sûr de la valeur de ton infinitésimale existence. Tu ne vaux pas mieux que les pires d'entre nous, mets toi bien ça dans le crâne. Te plaindre pour un oui ou pour un non ne t'apportera aucune satisfaction. Et cesse de dire noir quand on dit blanc et inversement, tu vas finir totalement frustré voir névrosé. Tu es égoiste et égocentrique, c'est à peine si tu arrives à voir le bout de ton nez.. Tu te crois à plaindre ? Il faut arrêter le nombrillisme. Puis tu ne me ferras pas croire que la vie est aussi moche que tu la décris. Tu ne vas pas me dire que tu ne ris jamais ? A aucun moment, tu n'as ri aux éclats ? Ni souris à t'en déboiter la mâchoire ? Laisse moi le bénéfice du doute. La vie n'est pas toute noire, ni toute rose, elle est polychrome. Et toi tu n'es qu'une chose insignifiante aux yeux du monde ...
# Posté le samedi 26 janvier 2008 06:47
Modifié le vendredi 14 mars 2008 16:11

Nuit délicate .

Nuit délicate .









Il était 2 heure du matin, elle ne trouvait pas le sommeil malgré des efforts considérables. Elle s'assit sur le bord de son lit, elle avait le regard vide. La sueur dégoulinait le long de son échine, elle ouvrit alors la fenètre. Le vent faisait danser ses cheveux et carressait ses joues graciles. Elle sortit une cigarette, d'un vieux paquet qui trainait sur le rebord de la fenêtre, d'une main chancelante. La flamme de son briquet vacillait à cause des courants d'air. Elle fuma délicatement sa clope du bout des lèvres, comme si elle avait eu peur de se brûler. Comme si une infime brûlure allait plus l'affecter que son coeur etait meurtris. Elle savait, elle savait tout ,et pendant une minute elle eu cru que son coeur allait dérailler. Il était 2 heure du matin et à ce moment là , la terre semblait s'être arretée de tourner.
# Posté le lundi 07 janvier 2008 12:58
Modifié le mardi 19 février 2008 19:55

Ballade au bord du gouffre

Ballade au bord du gouffre




C`est douloureusement que tu trempes ta plumes dans l'encre sombre des flots lacrimaux de mon coeur. C`est avec l`aspect morne et le coeur froid que tu confesses dans un dernier souffle langoureux la fin d`une idylle.
# Posté le jeudi 27 décembre 2007 20:22
Modifié le jeudi 07 février 2008 14:19

Essai { Suite }.

Essai { Suite }.
"(...) Silence. Ce que je peux aimer quand je n'entends plus les babillages des adultes. Ma mère on dirait une poule quand elle est au téléphone avec ses amies, à croire qu'elle a que ça a fouttre de caqueter à longueur de journée. Contrairement à elle, moi, je deteste parler. Je pourrais rester des heures la bouche close. Parfois même, les mots ne sortent pas malgré moi. On dirait même que ce n'est pas moi qui commande mon corps, comme si une force inconnue avait le contrôle absolu sur moi. C'est à se demander si je suis bien sa fille, si elle ne m'a pas trouvée dans une poubelle quand j'avais à peine quelques jours. Peut être que ma mère biologique ne m'aimait pas et m'a abandonnée. Si ça se trouve un soir quand je rentrerai du lycée, mes parents m'attendront dans le salon, ils prendront leur air sérieux des Grands Jours et ils m'annonceront que je ne suis pas leur fille, qu'ils en ont marre de moi et qu'ils me foutent à la porte. Le pire, je crois, c'est que ça me fait sourire d'imaginer tout ça. Je pense même que ça serait une délivrance et je leurs répondrai que j'en suis très heureuse car je craignais de devenir vieille et emmerdante comme eux. Je vois déjà ma mère prendre son air pincé pour partir en claquant la porte, dans ces moments là on dirait une vieille chouette. Il faudra que je la prenne en photo un jour, un jour. Ma mère, quand je la regarde dans les yeux, je ne vois que de la haine, je crois que j'avais raison je ne suis pas sa fille. On dit que les yeux sont le reflet de l'âme, si c'est vrai ma mère doit vraiment être aussi vieille et acariatre qu'elle en à l'air. C'est peut-être pour ça qu'elle se met tous les soirs de la crème machin pour paraître 15 ans de moins. Depuis le temps qu'elle en met, ma mère, elle devrait faire encore plus jeune que moi. Elle devrait parce que ce n'est pas le cas, elle parait de plus en plus vieille et de plus en plus moche. "mettez de la crème machin et vous prendrez 20ans dans la gueule.". Je ne les comprendrais jamais les Grandes Personnes, sauf peut-être quand j'en serais une à mon tours. D'ailleurs je me demande pourquoi on les appelle comme ça, les Grandes Personnes, rien qu'en observant je peux vous dire que mes parents sont bien plus puérils que moi, mon père avec ses voitures et ma mère avec ses produits-môchetés, ils se sont bien trouvés ces deux là. Certaines fois, j'essaye d'imaginer ce que ça doit être de vivre dans un foyer heureux où tout le monde s'aime, et pas dans un appartement minuscule et où on claque les portes constamment, comme un mauvais et sempiternel refrain. Quelquefois je regrette d'être née dans cette maison, je regrette même des fois d'être née tout-court... "
# Posté le jeudi 20 décembre 2007 10:47
Modifié le lundi 28 janvier 2008 13:20

Essai. { Est-il encore nécessaire de préciser que je ne parle de moi dans aucun de ces textes ? }


"Je suis la fille la plus ordinaire que l'on puisse connaître. J'ai déjà un long passé de 15 ans, derrière moi. Je sais bien que ce n'est pas beaucoup mais pour une gamine comme moi ça semble déjà interminable. Ma mémoire est comme un puit, un puit sans fond. Lorsqu'on se penche pour y voir quelquechose on ne distingue qu'un grand trou noir, très noir et très profond dans lequel personne n'oserait s'y aventurer, même pas moi. Je viens de rentrer dans la cours des grands, c'est comme ça que mes parents appellent le Lycée. Je n'ai jamais compris pourquoi les adultes le nomme ainsi parce que malgré tout ce qu'on peu nous dire, les professeurs nous prennent encore pour des sales mioches, à croire qu'on les fait plus chier qu'ils nous emmerdent, et c'est dire à quel point ils sont assomants. Parfois en cours de français, lorsqu'une de ces Filles Super Méga Trop Conne et surtout Extremement Hypocrite ainsi que Leche-Cul lit à voix haute un de ces vieux textes incompréhensibles et totalement dépassés, je me surprends, à rêvasser en regardant par la fenêtre. D'ailleurs, je crois que la prof l'a remarqué, je vois déjà l'appréciation sur mon bulletin " Distraite, ne s'implique pas en cours. Un changement de comportement est vivement attendu.". Je n'ose même pas imaginer la baffe monumentale que je vais me prendre, je la sens déjà sur ma joue cette gifle intersidérale, intersidérale c'est bien le mot. C'est leur truc à mes parents, me fouttre des torgnoles à croire qu'ils sont trop cons pour me disputer. Le truc qu'ils ne comprennent pas c'est que ça fait mal aux joues quoi ? pendant 10 minutes mais après ? Qu'est ce que ça a changé ? Rien, rien du tout même. Dans ces moments là, je file m'enfermer dans ma chambre. Je mets la musique suffisement fort pour ne plus les entendre se disputer, parce qu'en général quand ils ont finit de se défouler sur moi, ils continuent à gueuler, puis je me glisse sous ma couette avec mon chat, c'est notre cachette rien qu'à nous c'est un peu notre secret. Mon chat, il s'appelle Misère, il est né l'année du "M" alors j'ai fait comme tout le Monde, j'ai cherché un nom en M. En fait, y'en a pleins qui appellent leurs chats Mirtille ou Mistigri. Je trouvais ça tellement ridicule de tous les appeler avec des noms semblables, j'imaginais déjà voir tous les chats du quartier débarquer chez moi quand je gueulerais le nom du mien. Alors j'ai choisi Misère et puis Misère au moins ça nous correspond bien à mes parents et à moi. Mes parents, ils ont honte parce qu'on est pauvres. Pauvres. Je me dis toujours que j'ai peut-être les poches vides mais le coeur plein. Parfois il est un peu trop plein, c'est comme ça que je m'explique les larmes. Les larmes sont l'excédent du coeur, ça veut dire le trop-plein c'est un de ces mots que j'ai appris au CDI du Lycée. Tous les midis je vais au CDI parce que mes parents ont pas assez pour me payer la bouffe. Tous les midis je lis le dictionnaire, je sais c'est peu commun mais je fais ça depuis la 3ème, comme ça quand je serais vieille et toute ridée comme ma mère, je ne giflerais pas mes enfants, je les réprimanderais avec de beaux et grands mots. Pour en revenir à ce que je disais, mes parents ils ont honte. Alors tous les mois, ils m'achetent de nouveaux fringues, pour compenser. Ils croient que je ne sais pas que ça viens de la braderie du coin, je ne suis pas idiote non plus. En plus, elle est moche la sape que l'on trouve dans les braderies, mais bon je suis bien obligée de les mettre ces habits je ne vais pas aller au Lycée à poil non-plus. Au fait, je ne me suis pas présentée, je m'appelle Ambre. Je n'aime pas ce prénom, Ambre. C'est laid, ça me fait penser à Ombre. Et moi je ne veux pas en être une, je ne veux pas être qu'une chose infinitésimale aux yeux du Monde. "
# Posté le dimanche 16 décembre 2007 16:48
Modifié le jeudi 21 février 2008 10:01