Quelle triste mort; celle d'un Amour heureux.

Quelle triste mort; celle d'un Amour heureux.
C'est de ma chambre d'Hôpital que je t'écris; mon vieil ami. A l'heure où tu liras cette petite note, écrite au verso d'une misérable feuille de papier, je serais décédée d'un accident vasculaire émotionnel. J'aimerais pouvoir te dire que rien n'est de ta faute, que la vie sans toi n'a été que plus facile. Mais toi-même tu prêchais ma franchise. Je regarde le soleil se refléter à travers une minuscule fenêtre sur ta photo à mon chevet. Oui elle ne m'a jamais quittée cette photo, tu sais à quel point m'en séparer me serait douloureux. Je repense encore à tes lèvres sucrées que j'aimais froller du bout d'un doigts que tu mordillais aussitôt, et je riais, je riais. Tu te rappelles de ce que j'adorais le plus quand tu souriais ? Cette petite faussette au coin de ta lèvre; et je m'amusais à l'embrasser tendrement. Mais pour mon plus grand regret; le charme de notre conte de fée s'est rompu. Tu ne me regardais plus avec tes grands yeux pleins de malice. Tes mains ne caressaient plus ma joue le matin pour me reveiller. Tes mots autrefois remplis de poésie, sont devenus ternes et insignifiants. Et oui; j'ai pris la fuite. J'ai couru le plus loin possible du fléau qui nous a touché; mais pour cela j'ai du laisser derrière moi le peu d'amour que tu m'apportais. Cela aurait fait 8 ans, mon amour que tu t'étais niché au creux de coeur; 8 belles années pendant lequelles le temps semblait s'être arrêté. Tu veux connaitre la fin de notre histoire ? Notre si belle idylle doit s'achever aujourd'hui et moi je crève de tous ces regrets.
# Posté le jeudi 27 mars 2008 13:21
Modifié le samedi 19 avril 2008 18:39

Goodbye to you.

Goodbye to you.
Les larmes coulaient malgré moi; mes yeux étaient un de ces vieux robinets bien trop usés et rouillés pour fonctionner correctement. Ces goutes salées dégoulinaient le long de mon visage comme la pluie le long des goutières. C'était comme si un étranger avait pris possession de moi; je ne voulais pas pleurer, et pourtant c'est ce que je faisais. Je ne voulais pas me montrer lâche et faible; je ne suis pas comme ça, moi.. Je suis totalement instable, pas loin de l'aliénation.. Je me suis perdue au coin d'un de ces tournants de la vie; ô si la vie avait son code de la route, tout serait tellement plus simple. Je ne veux pas que tu sâches; que tu voyes le mal que tu as pu me faire. Mon estomac peut continuer à se distordre; rien ne doit paraître. Les yeux sont le reflet de l'âme; alors je fuirais ton regard. La tendresse de tes yeux pourrait me sortir de ma détresse; mais dès que tu tournerais les talons, ton exil m'anéantirait. Pour palier ce manque; ce vide que tu as laissé au creux de mon coeur, je laisse s'éteindre doucement la flamme d'allegresse qui brillait dans mes yeux. Je passe mon temps assise; à regarder de vieux souvenirs figés sur des photographies argentiques à la lueur d'une bougie en écoutant nos vieux vinyles favoris. Ces mythiques chansons rock'n'roll un peu mélancoliques; me fendent le coeur dès la première note. Le son des guitares résonnent dans ma tête; au rythme de mes battements cardiaques. Je sers encore fort ce t-shirt t'appartenant; reniflant ton odeur, que je n'ai jamais eu le courage d'oublier. Ma voix est haletante, ma respiration saccadée; j'ai le souffle court. Je t'en supplis soigne moi de toi; sans anesthésie, d'un bout de sparadrap trop étriqué pour mon organe émotionnel. Laisse moi juste enterrer notre amour démodé.
# Posté le jeudi 06 mars 2008 11:48
Modifié le mercredi 09 avril 2008 15:25

« Idylles. »

« Idylles. »

Seules, il ne reste que nos coeurs désertés par les quelques audacieux qui ont tentés l'ascension du mont Amour. Nous ne sommes plus que les détentrices d'une vaste et solitaire plaine, baptisée le No man's land. Complètement déroutées, nous restons passives sur le quai de gare à regarder le train de la vie s'éclipser vivement dans le brouillard d'un avenir douteux. Nous sommes en marge de nos infinitésimales existences. Dès que nous déballons nos sentiments, nous nous mettons entièrement à nues devant l'aimé, vulnérables. Nous devenons d'authentiques éponges prêtes à nous imprégner de toutes les émotions pouvant être coudoyées. Totalement blasées, prète à éclater en sanglots comme une bouteille que l'on aurait un peu trop secouée, s'apprétant à imploser. De véritables chamallow débordants de douceur, plus molles qu'un caramel fondant sous la langue, nous devenons de vrais coeur d'artichaud quand nous prenons la petite pastille rose du bonheur. Nous nous laissons submerger par la situation, nous acceptons amèrement d'être victime du syndrome de l'Amour aveugle. Intoxiquées par la passion, shoutées, n'ayant plus que la peau sur le coeur. Dédaignant d'admettre notre détresse, tergiversant pour paraître plus fortes. Pas aliénées pour si peu, un sembant névrosées, juste deux jeunes femmes répondant maladroitement aux doux noms de Fanny et Luccia.

Suite = ??
# Posté le jeudi 21 février 2008 07:04
Modifié le mercredi 09 avril 2008 08:23

(..) puis plus rien. le néant.

(..) puis plus rien. le néant.
- Tu vois la vie n'est qu'une suite d'histoires. De belles histoires, dans lequelles tu te sens bien, tu patauges dans un bain de bonheur et de sérénité. Elles te donnent le sourire jusqu'au oreilles à en prendre des crampes, cette douloureuse euphorie. Ces histoires là, personne ne veut en connaître la fin, mais quand elles s'interrompent une autre histoire commence. Une histoire pleine de larmes et de regrets, un vrai cauchemard. Alors on essaye de tourner la page de la coquette aventure antécédente, cette page cornée par le temps..
- En fait, la vie n'est qu'une succession de pages tournées.
# Posté le lundi 04 février 2008 13:19
Modifié le lundi 24 mars 2008 14:34

//De battre mon coeur s'est arrêté.

//De battre mon coeur s'est arrêté.
Les médecins sont des imposteurs, ils croient tout contrôler, ils pensent maîtriser l'intégralité de nos douleurs. Pour un mal de tête il suffit d'ingurgiter un tube d'aspirine et d'attendre que ça passe. On se gave de médicaments en tout genre des que l'on a des complications. Et lorsque l'on a mal au coeur, plus personne ne peut rien pour nous. Même le plus prestigieux des grands chirurgiens cardiaque ne pourrait apaiser nos souffrances. On prend des somnifères pour essayer de trouver un tant soit peu de quiétude, pour oublier la réalité et partir. Partir rejoindre un monde illusoire et échapper aux ténèbres. Finir par se shooter au bonheur, se mentir à soi même, et croire que l'on va bien ..
# Posté le vendredi 01 février 2008 12:49
Modifié le dimanche 13 avril 2008 06:32