Je révise le BAC. ☻

Je révise le BAC. ☻
# Posté le lundi 14 avril 2008 15:05
Modifié le mercredi 21 mai 2008 11:52

La groupie du Piano.

La groupie du Piano.

Ses doigts frolaient les touches une à une. Elle semblait comme être envoutée par cet instrument, s'imposant dans ce grenier empestant le renfermé. Elle le cajolait avec tendresse, comme elle câlinerait un homme. A chacune de ses caresses, elle ôtait la poussière accumulée par le temps. Elle compressa une touche et le bel instrument laissa échapper un son éraillé, brisant le silence qui régnait ici depuis bien longtemps. Surprise. Ses yeux scintillaient de malice, son visage s'illuminait et ses traits se relachaient. Elle laissa ses mains se ballader sur ce sublime organe de bois. Les notes s'enchainèrent fougueusement, et sa voix fusionna admirablement bien avec la mélodie que ses doigts éxécutaient. Elle était habitée par la musique. Le silence n'y avait pas été rompu depuis la disparition du pianiste. Et pour la première fois depuis dix ans, le vieux piano chantera ce soir.
# Posté le lundi 31 mars 2008 16:18
Modifié le samedi 17 mai 2008 04:41

&

Arrache moi le coeur; qu'il cesse enfin de battre pour Toi.
# Posté le dimanche 30 mars 2008 11:47
Modifié le samedi 26 avril 2008 06:02

Quelle triste mort; celle d'un Amour heureux.

Quelle triste mort; celle d'un Amour heureux.
C'est de ma chambre d'Hôpital que je t'écris; mon vieil ami. A l'heure où tu liras cette petite note, écrite au verso d'une misérable feuille de papier, je serais décédée d'un accident vasculaire émotionnel. J'aimerais pouvoir te dire que rien n'est de ta faute, que la vie sans toi n'a été que plus facile. Mais toi-même tu prêchais ma franchise. Je regarde le soleil se refléter à travers une minuscule fenêtre sur ta photo à mon chevet. Oui elle ne m'a jamais quittée cette photo, tu sais à quel point m'en séparer me serait douloureux. Je repense encore à tes lèvres sucrées que j'aimais froller du bout d'un doigts que tu mordillais aussitôt, et je riais, je riais. Tu te rappelles de ce que j'adorais le plus quand tu souriais ? Cette petite faussette au coin de ta lèvre; et je m'amusais à l'embrasser tendrement. Mais pour mon plus grand regret; le charme de notre conte de fée s'est rompu. Tu ne me regardais plus avec tes grands yeux pleins de malice. Tes mains ne caressaient plus ma joue le matin pour me reveiller. Tes mots autrefois remplis de poésie, sont devenus ternes et insignifiants. Et oui; j'ai pris la fuite. J'ai couru le plus loin possible du fléau qui nous a touché; mais pour cela j'ai du laisser derrière moi le peu d'amour que tu m'apportais. Cela aurait fait 8 ans, mon amour que tu t'étais niché au creux de coeur; 8 belles années pendant lequelles le temps semblait s'être arrêté. Tu veux connaitre la fin de notre histoire ? Notre si belle idylle doit s'achever aujourd'hui et moi je crève de tous ces regrets.
# Posté le jeudi 27 mars 2008 13:21
Modifié le samedi 19 avril 2008 18:39

Goodbye to you.

Goodbye to you.
Les larmes coulaient malgré moi; mes yeux étaient un de ces vieux robinets bien trop usés et rouillés pour fonctionner correctement. Ces goutes salées dégoulinaient le long de mon visage comme la pluie le long des goutières. C'était comme si un étranger avait pris possession de moi; je ne voulais pas pleurer, et pourtant c'est ce que je faisais. Je ne voulais pas me montrer lâche et faible; je ne suis pas comme ça, moi.. Je suis totalement instable, pas loin de l'aliénation.. Je me suis perdue au coin d'un de ces tournants de la vie; ô si la vie avait son code de la route, tout serait tellement plus simple. Je ne veux pas que tu sâches; que tu voyes le mal que tu as pu me faire. Mon estomac peut continuer à se distordre; rien ne doit paraître. Les yeux sont le reflet de l'âme; alors je fuirais ton regard. La tendresse de tes yeux pourrait me sortir de ma détresse; mais dès que tu tournerais les talons, ton exil m'anéantirait. Pour palier ce manque; ce vide que tu as laissé au creux de mon coeur, je laisse s'éteindre doucement la flamme d'allegresse qui brillait dans mes yeux. Je passe mon temps assise; à regarder de vieux souvenirs figés sur des photographies argentiques à la lueur d'une bougie en écoutant nos vieux vinyles favoris. Ces mythiques chansons rock'n'roll un peu mélancoliques; me fendent le coeur dès la première note. Le son des guitares résonnent dans ma tête; au rythme de mes battements cardiaques. Je sers encore fort ce t-shirt t'appartenant; reniflant ton odeur, que je n'ai jamais eu le courage d'oublier. Ma voix est haletante, ma respiration saccadée; j'ai le souffle court. Je t'en supplis soigne moi de toi; sans anesthésie, d'un bout de sparadrap trop étriqué pour mon organe émotionnel. Laisse moi juste enterrer notre amour démodé.
# Posté le jeudi 06 mars 2008 11:48
Modifié le mercredi 09 avril 2008 15:25

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